Piaggio : le guide complet des scooters et mobylettes

Piaggio : le guide complet des scooters et mobylettes

Un client vient de déposer un vieux Vespa dans mon atelier de Nantes avec un carburateur complètement encrassé et une transmission qui patine. Quand on parle de Piaggio dans le monde du deux-roues, on ne parle pas d’une simple marque, mais d’un véritable empire industriel qui a façonné l’histoire de la mobilité urbaine. De la mobylette d’antan aux scooters GT modernes, le constructeur italien a su imposer sa vision du déplacement pratique et élégant. Dans ce guide, je vous propose de décortiquer l’univers du constructeur transalpin pour vous aider à y voir plus clair, que vous soyez en quête d’un premier deux-roues ou d’un véhicule de substitution économique.

Pourquoi la marque Piaggio a révolutionné le monde du scooter

L’histoire de cette entreprise commence bien avant la production de scooters. Fondée en 1884 par Rinaldo Piaggio, la société fabriquait à l’origine des wagons de chemin de fer et des avions. C’est en 1946, après les destructions de la Seconde Guerre mondiale, que le fils de Rinaldo, Enrico, décide de produire un moyen de transport abordable pour les Italiens. C’est ainsi qu’est né le Vespa, un scooter à coque autoportée qui allait devenir une icône mondiale.

Mais l’innovation ne s’arrête pas au style. En 1992, Piaggio a véritablement changé la donne avec le lancement du Piaggio Zip. Ce modèle a introduit le concept de roue avant de 13 pouces et de roue arrière de 10 pouces, offrant ainsi une maniabilité inégalée en ville. Aujourd’hui, la gamme Piaggio est vaste. Elle couvre tous les besoins, des cyclomoteurs de 50 cc aux puissants scooters GT de 300 cc et plus. Le constructeur a d’ailleurs regroupé sous son aile d’autres marques mythiques comme Aprilia, Gilera et Moto Guzzi.

Face à la concurrence de plus en plus féroce des fabricants asiatiques, le constructeur italien doit redoubler d’efforts. Si vous cherchez une alternative ou un comparatif avec les constructeurs chinois montant, Zontes propose des motos et scooters très équipés qui font trembler les références historiques sur le segment des scooters GT. Cependant, la valeur de revente et l’histoire de la marque italienne continuent de peser lourd dans la balance.

Les modèles emblématiques de chez Piaggio pour la ville

Quand on s’intéresse à la gamme du constructeur, on remarque vite que chaque scooter répond à un besoin précis. Le Piaggio Liberty est sans doute le plus vu sur nos routes. Avec ses grandes roues de 15 pouces à l’avant et 14 à l’arrière, il est le compromis parfait entre la stabilité d’une moto et l’aspect pratique du scooter. C’est un excellent choix pour les trajets domicile-travail sur des routes dégradées.

Le Piaggio Medley, lui, monte en gamme. Il s’agit d’un « high-wheel » (grande roue) avec un moteur 125 cc ou 150 cc iGET (Italian Green Experience Technology). Ce bloc moteur est une merveille de modernité : il est équipé du système Stop & Start, qui coupe le moteur à l’arrêt pour économiser le carburant, et d’une injection électronique qui le rend particulièrement sobre.

Enfin, pour les urbains qui veulent un peu de fun, le Piaggio Typhoon 125 offre un look agressif avec ses roues de 12 pouces et son moteur volontaire.

La différence entre le Vespa et le reste de la gamme Piaggio

Beaucoup de motards se demandent pourquoi le Vespa est vendu beaucoup plus cher qu’un Liberty ou un Medley à cylindrée équivalente. La réponse est simple : la coque autoportée en acier. Contrairement aux autres scooters de la gamme qui ont un châssis tubulaire recouvert de plastiques, le Vespa est soudé. C’est plus lourd, mais c’est indestructible et ça donne une tenue de route très particulière. Le Vespa, c’est la pièce de collection, l’objet de mode. Le Liberty, c’est l’outil de travail quotidien. Pour bien comprendre les codes et l’histoire de la mobylette et des petits deux-roues, il faut voir le Vespa comme l’ancêtre noble du genre.

Piaggio et l’univers des mobylettes et cyclomoteurs 50 cc

On a tendance à oublier que Piaggio est aussi un acteur majeur du marché des cyclomoteurs. Le Piaggio NRG, le Zip 50 ou encore le Typhoon 50 ont bercé l’adolescence de milliers de jeunes motards. Ces petites mécaniques à variateur sont robustes, mais demandent un entretien régulier pour rester performantes.

Le moteur 50 cc Piaggio, qu’il soit à refroidissement liquide ou par air, est un classique de la mécanique deux-temps. La puissance est bridée à l’origine par des gicleurs, des caches et un pot d’échappement très restrictif. Beaucoup de jeunes motards tentent de les débrider, mais c’est une erreur sur le plan légal et technique. Un moteur conçu pour 1,5 kW qui en fournit soudainement 4 kW subit une usure prématurée des pistons et des roulements de vilebrequin.

Comment bien choisir son cyclomoteur Piaggio d’occasion ?

Acheter un 50 cc d’occasion demande un peu de jugeote. Voici les points à vérifier avant de sortir le chéquier :

  • Le bruit du variateur : si vous entendez un « cling-cling » au ralenti, les galets du variateur sont usés ou le démarreur a un problème.
  • La couleur du pot d’échappement : s’il est bleuté, le moteur tourne trop chaud ou trop pauvre (mélange air/essence).
  • Les galets et le kit de transmission : une transmission qui patine ou qui monte trop vite dans les tours est le signe d’un embrayage centrifuge fatigué.
  • L’état des pneus : sur un scooter, le pneu arrière s’use vite. Vérifiez la profondeur des sculptures.

L’entretien d’un scooter Piaggio selon un mécano

Dans mon atelier, je vois passer toutes les générations de scooters de la marque. La mécanique est globalement très fiable, à condition de respecter les intervalles de vidange et de ne pas négliger les organes de sécurité.

L’astuce de Cédric : Sur les moteurs Piaggio iGET (Medley, Liberty 125), le filtre à air se colmate très vite si vous roulez en ville dans les embouteillages (à cause des poussières de frein et de l’asphalte). Je vous conseille de le nettoyer à l’air comprimé tous les 4 000 km, au lieu d’attendre les 10 000 km préconisés par le constructeur. Votre moteur vous le rendra au moment du contrôle technique.

L’entretien d’un scooter Piaggio se résume à quelques points clés :

  • La vidange du réducteur (transmission finale) tous les 10 000 km. C’est souvent négligé, et c’est ce qui fait lâcher les roulements de bras oscillant.
  • Le contrôle de la courroie de transmission tous les 15 000 km (et remplacement vers 20 000 km). Une courroie qui lâche à 70 km/h, ça vous met au tapis.
  • Le nettoyage régulier du starter automatique (sur les anciens modèles à carburateur) ou des injecteurs (sur les modèles iGET).

Si vous avez un souci mécanique en pleine ville et que vous ne pouvez pas déplacer votre deux-roues, sachez qu’il existe des solutions de dépannage à domicile. Un service comme Scootfast pour la réparation express peut vous dépanner sans que vous ayez à pousser votre scooter sur des kilomètres.

Piaggio face à la concurrence des gros scooters et des motos routières

Si le constructeur italien règne sur le marché des scooters urbains et de la mobylette, il a plus de mal à s’imposer sur le segment des gros scooters GT face à des marques comme Yamaha ou BMW. Le Piaggio Beverly 350 est pourtant une excellente machine, très à l’aise sur voie rapide, mais le marché du maxiscoot est impitoyable.

Quand on cherche un véhicule pour avaler les kilomètres, la question du type de deux-roues se pose. Faut-il un gros scooter ou une vraie moto ? Si vous penchez pour une routière, les références ne manquent pas. Pour un confort royal sur l’autoroute, le guide des motos BMW routières vous donnera une idée de ce qui se fait de mieux en termes de protection et de couple moteur. À l’inverse, pour des balades plus tranquilles et rétro, l’essentiel sur les motos Royal Enfield montre qu’il y a de la place pour des mécaniques plus modestes mais tout aussi charnelles. Enfin, si vous hésitez entre un gros scooter et une moto de moyenne cylindrée, le guide complet de la moto 125 vous aidera à trancher.

La place du constructeur italien dans le paysage motorisé français

En France, la marque Piaggio est partout. Des mobylettes des années 90 aux scooters de livraison de nos jours, l’Italien a su s’imposer. Pourtant, il y a une autre référence historique bien de chez nous : le guide du scooter Honda SH montre que le constructeur japonais est un adversaire direct du Liberty et du Medley. Le SH est réputé pour son inusable moteur 4 temps et sa simplicité, là où le Piaggio joue la carte de l’innovation et de l’italianité. Finalement, si vous cherchez un véhicule à trois roues pour plus de stabilité, le guide des tricycles Can-Am propose une approche radicalement différente du deux-roues classique.

Pourquoi choisir un scooter Piaggio aujourd’hui ?

Choisir un scooter Piaggio, c’est avant tout s’assurer d’avoir un réseau de concessionnaires et de pièces détachées très étendu. Que vous soyez à Nantes, à Lille ou à Marseille, vous trouverez toujours un atelier capable de réparer votre Liberty ou votre Vespa. De plus, la gamme actuelle est passée à l’injection électronique et au système Start&Stop, ce qui en fait des véhicules modernes, propres et économiques.

En résumé, que vous cherchiez une mobylette pour vos trajets du quotidien ou un scooter polyvalent pour aller plus loin, le constructeur italien propose des machines qui ont fait leurs preuves. L’important est de bien évaluer vos besoins, de vérifier l’entretien si vous achetez d’occasion, et de ne pas négliger les équipements de sécurité. Roulez prudents, et n’oubliez pas qu’un moteur bien entretenu est un moteur qui dure.

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